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Éperonnier malais

Galliformes > Phasianidae >

Polyplectron malacense

    (Scopoli, 1786)
Malayan Peacock-Pheasant (en) ;Malaienpfaufasan (de) ;Speroniere di Malesia (it) ;Espolonero malayo (es)
long : ♂ 50 - 53 cm ; ♀ 40 - 45 cm | poids : ♂ 581 - 680 g ; ♀ 455 - 540 g
Description : Le mâle se distingue des autres espèces de polyplectrons par sa face rouge orange et sa huppe bleu-vert plus longue. L'ensemble du plumage qui entoure les ocelles sur le manteau et sur les ailes est chamois clair. La queue est constituée par un ensemble de vingt rectrices, chacune étant marquée par deux ocelles bleu-vert métalliques.

Les femelles plus petites et plus ternes portent une crête plus discrète ; les ocelles aux dimensions plus modestes sont également bordées de chamois. Iris blanc bleuté.

Discret, farouche.

Chants : Le cri territorial du mâle est fort, lent et mélancolique ; en général les appels sont relativement faibles.

Répartition : Sud du Myanmar jusqu'au sud de la Thaïlande et Malaisie péninsulaire.

Habitat : L'espèce a été définie comme spécifique aux très basses terres avec une distribution qui ne s'étend pas au-delà de la rupture de terrain que constitue le pied des pentes. On la rencontre presque exclusivement au-dessous de 300 mètres (et peut-être même 150) en Malaisie, bien que sa présence soit signalée parfois dans des zones de collines basses. L'étude de 37 sites en péninsule malaise montre clairement que la distribution de ce faisan est circonscrite au niveau de la mer ou aux zones de faible déclivité et que les sites les plus escarpés qu'il tend à fréquenter semblent être les vallées étroites entre les collines plutôt que les collines elles-même. L'Éperonnier malais montre une forte préférence pour les vieilles forêts primaires, les boisements secondaires en terrain plat à basse altitude et les sites humides autres que les tourbières, la proximité de rivières n'étant pas considéré comme indispensable. À l'intérieur de ces forêts, il fréquente les zones pourvues en palmiers ou en marantacées à feuilles larges et vigoureuses. A noter que le taux d'occupation est presque aussi important dans les forêts qui font l'objet d'une exploitation que dans les boisements exempts de toute activité humaine.

Alimentation : Gratte le sol avec ses ongles ou son éperon. On en a conclu qu'il déterrait probablement des invertébrés et peut-être des graines. L'examen de ses déjections a révélé qu'il consommait des escargots terrestres, des insectes à différents stades de développement (larves, nymphes). La fréquence des grattages est d'autant plus élevé que les ressources en invertébrés sont importantes. L'activité reproductrice serait particulièrement influencée par les éventuels déficits en ressources alimentaires.

Reproduction : La polygamie semble être le mode le plus répandu. On n'en a pas la certitude absolue mais l'existence d'aires de chants et de parades entretenues grâce à une technique de grattage de la croûte superficielle par des mâles regroupés semble corroborer cette hypothèse. Les rares compte-rendus que l'on possède sur la fréquentation par les femelles de ces aires de parades tend à prouver que le grattage et les productions vocales permanentes du mâle font partie du rituel de séduction. La période d'interaction entre mâles et femelles semble être habituellement brève et toujours quasi concomitante ou proche de ces grattages. Le fait que des couples soient occasionnellement capables de se rencontrer en dehors de ces rituels de grattage tend à suggérer qu'une autre alternative stratégique est possible au cours de laquelle les rapports entre les couples sont quelquefois plus approfondis. Bien qu'on ne soit pas certain que les appels des mâles et la reproduction soient liés, on en a déduit que les périodes de nidification sont au nombre de deux chaque année, entre mars et août. Le nid est situé à même le sol dans un simple trou garni de feuilles ou à l'abri d'un tronc récemment tombé. La ponte consiste en un oeuf unique. L'incubation dure apparemment 22 à 23 jours, en tout cas, elle n'excède jamais 25 jours. En captivité, un jeune mâle commence à acquérir son plumage six jours après l'éclosion et est capable de voler au bout de 23.

Région :

Statut :
  
Vulnérable, population en baisse :

Images :
  
Images web : Polyplectron malacense | Éperonnier malais

Chants :
  
Sons web xeno-canto :












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