Falconiformes > Accipitridae > Description : Le plus grand pygargue du genre, plumage noir-brun avec les épaules (sauf pour l'espèce coréenne), les culottes, le front et la queue blancs. Son énorme bec orange mesure plus de 8 cm.Une forme très rare est parfois observée, plus sombre, avec la queue blanche, sans taches blanches aux épaules.Mâle et femelle ont la même coloration au niveau du plumage, la femelle est plus grande que le mâle.Les immatures sont plus sombres avec de grandes taches blanches aux ailes, le bec foncé, et n'ont le plumage adulte que vers 8 ou 10 ans. Le bord de fuite arrondi permet de les différencier des immatures de Pygargue à queue blanche, dont le bord de fuite est plus rectiligne, la queue plus courte et le bec moins fort.Haliaeetus pelagicus*Clements 2019 & IOC 11.1 :ordre : Accipitriformes (Pallas, 1811) Steller's Sea-Eagle (en) ;Riesenseeadler (de) ;Aquila pescatrice di Steller (it) ;Pigargo gigante (es) Note : ou Pygargue de Steller. long : 85 - 115 cm | env : 195 - 250 cm | poids : ♂ 4900 - 6000 g ; ♀ 6800 - 9000 g |
| Chants : Fort cri de goéland ; aussi un aboiement proche du Pygargue à queue blanche, mais plus puissant et plus grave. |
| Répartition : Le Pygargue de Steller ne vit que sur la côte pacifique de la Russie, sur les bords de la mer de Béring au sud de la baie de Paul au Koryakland et autour de la mer d'Okhotsk, dans les îles Sakhaline. La migration vers le sud a lieu en octobre, et dure 21 à 25 jours pour les adultes, retours en mars-avril ; il passe l'hiver au sud dans l'Oussouri, à Hokkaïdo (péninsule de Shiretoko) et au nord d'Honshu, au Japon, parfois en grandes colonies. On le voit régulièrement vagabonder jusque dans les îles Aléoutiennes, Pribilof et en Chine, un oiseau à même été observé dans le nord de l'Europe entre 1991 et 1993, peut-être un échappé. La population est estimée à 6 500 individus. |
| Habitat : Zones rocheuses terrestres. En nidification et hors nidification : zone intertidale avec rochers, sable, gravier ; côtes marines avec falaises et îles rocheuses, lagons saumâtres ; milieux humides avec cours d'eau ou criques, avec lacs d'eau douce ou marais ou étangs permanents ou temporaires de plus ou moins de 8 ha ; milieu marin néritique avec estuaires. |
| Alimentation : Le Pygargue de Steller se nourrit en particulier de poissons (surtout le saumon du Pacifique), mais aussi des charognes, des renards arctiques, des martres, des lièvres, de jeunes phoques, des mollusques et des oiseaux d'eau (canards et oies sauvages, aussi lagopèdes). Il chasse à l'affût, perché sur un petit arbre ou sur un rocher. Chaque pygargue a sa branche favorite, repérable à son écorce lacérée. Dès qu'il a repéré une proie, il fond sur elle. Son grand bec lui est alors nécessaire pour déchiqueter la peau épaisse des flancs des saumons. En dépit de l'abondance de saumons, les Pygargues de Steller ne s'intéressent qu'au poisson entamé par un congénère. |
| Reproduction : Comme les autres pygargues, le Pygargue de Steller niche dans de grands arbres côtiers (souvent de grands mélèzes) ou sur des falaises. Il utilise le même nid année après année et ne cesse de l'agrandir, au point que des nids de 2,5 m de diamètre et 3,7 m d'épaisseur ne sont pas rares. 2 œufs blanc verdâtre, couvés 39 à 45 jours. Les aiglons restent 3 mois au nid avant de prendre leur 1er envol. Pendant la période où ils restent au nid, ils sont ravitaillés 5 à 6 fois par jour par leurs parents. Maturité reproductive à 4-5 ans. Surtout de la 2ème quinzaine d'avril, 1ère quinzaine de mai, jusqu'en septembre. |
Régions : Amérique, Asie ( 7 pays ) |
Statut : | Vulnérable, population en baisse : | |||||||
Images : |
| |||||||
Chants : | Sons web xeno-canto : | |||||||
Cartes : |
|

